L’Infâme

L'INFÂME

L'Infâme c'est d'abord une rencontre en 2020. Celle entre Simon Grangeat, auteur associé au centre culturel, et Laurent Fréchuret, metteur en scène de la compagnie Le Théâtre de l'Incendie, associé également au Centre culturel. Tout part d'une envie commune de travailler ensemble autour d'un projet un peu fou ! Mettre en lien et rendre possible, c'est surtout ça la mission du centre Culturel.

Une commande d'écriture est passée. Celle d'un texte autour d'un lien familial toxique, qui s'écrirait au contact d'adolescents, au sein même de deux établissements scolaires : le lycée des métier de la mode Adrien Testud du Chambon Feugerolles et le collège Les Bruneaux de Firminy. Une résidence d'écriture portée par le centre culturel.

Un an plus tard environ, le texte voit le jour. Tana est une jeune fille qui débute une formation de couture en apprentissage. Elle a quitté le domicile maternel et vit chez son employeuse, en échange d’heures supplémentaires à l’atelier.
Elle a fuit une mère qui la rendait malade. Elle a coupé les ponts. Se terre dans le silence et le travail à l’atelier.
Au début de la pièce, au mois de septembre, Tana n’a pas spécialement d’appétence pour ces techniques dont elle ignore tout. Elle n’est pas très bavarde non plus. Elle sauve ou tente de sauver ce qui peut encore l’être, comme le ferait le rescapé d’une grande catastrophe.
Plus les mois passent, plus Tana se consolide.
Avec l’aide de sa patronne et de sa meilleure amie, Apolline, dans le silence de l’atelier et du travail manuel solitaire, elle va quitter les terreurs de l’enfance pour affronter sa vie. Pour affronter sa mère. La figure de sa mère.

L’Infâme est une pièce d’émancipation.
Elle débute dans la honte de soi, dans le sentiment d’humiliation et de désagrégation. Elle s’achève avec la victoire de la guerrière, ferme dans sa volonté de vivre et de se construire un avenir, pleine de force pour demain.
Elle s’achève loin de l’amertume et du ressentiment.
Entre les deux, des histoires de brodeuses, de couturières, de tisseuses ; des histoires de fils noués et de fils coupés.
L’Infâme est une histoire de liens.
Ceux qui nous brisent. Ceux dont on se libère. Ceux que l’on tisse.

La mise en scène peut alors démarrer. L'équipe du théâtre de l'Incendie recrute deux jeunes comédiennes pour incarner les deux personnages de la pièce : Louise Bénichou et Alizée Durkheim-Marsaudon. Louise Foret, en compagnonnage au Centre culturel, est nommée assistante à la mise en scène. La forme sera simple et épurée, très peu de décor, juste le texte et le jeu des comédiennes, de sorte à obtenir une forme simple, qui puisse jouer partout et notamment en milieu scolaire, pour et avec des adolescents. L'équipe artistique s'est donc installée plusieurs semaines en résidence dans les deux établissements scolaires qui avaient accueillis Simon pour l'écriture. La pièce a été créée à l'automne 2022 dans ses deux établissements.

Une belle histoire qui commence pour cette pièce qui a été portée jusqu'à Avignon cet été 23 où l'accueil a été plus que favorable !

A suivre donc...

 

 

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L'INFÂME - Le documentaire 

Comment est née la pièce ? L'auteur, le metteur en scène et les comédiennes racontent...

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Le texte a été édité aux Editions les Solitaires Imtempestifs en mai 2023 et est nominé pour le Prix Collidram 2024.

 

La presse en parle...

 

Festival Off : "L’Infâme", un spectacle plein d’émotion et de fraîcheur

Cette histoire de reconstruction identitaire et de nouveau départ est d'autant plus touchante et réjouissante qu'elle est servie par deux jeunes comédiennes au talent prometteur et d'un enthousiasme beau à voir.
[La Provence, 8 juillet 2023]


Devenir soi est un art martial et pas seulement un sport de combat : terrasser l’ennemi ne suffit pas.

Rien n’explique pourquoi la mère de Tana la rend malade : les spectateurs peuvent ainsi insérer leur propre imaginaire dans le récit et comprendre que les liens les plus forts sont ceux que l’on nous invite à tisser sans nous y contraindre, dans un pur engagement sans assurance de réciprocité, dans le risque à prendre, dans la délicatesse d’une broderie dont Tana maîtrise progressivement les gestes, comme un danseur une chorégraphie.
[Catherine Robert, la terrasse, 18 juillet 2023]


Avignon Off : L'éveil à la vie

La première qualité de cet Infâme réside dans la réponse, sur le papier, de Simon Grangeat. Le texte qu’il a proposé à Laurent Fréchuret est tout simplement admirable dans l’élaboration et le développement de son sujet, dans son écriture serrée, d’une étonnante densité.[Jean-Pierre Han, revue Frictions, 19 juillet 2023]